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Les infos de l’APHO

SFHH – Journées Internationales 18 au 20 novembre 2021 – CHU de Lille – Les inscriptions sont ouvertes !

La Société française d’histoire hospitalière organise en partenariat avec l’Association des directrices et directeurs d’hôpital ses :

Journées Internationales SFHH 2021 du 18 au 20 novembre 2021 à Lille sur le thème :  « L’innovation médicale et hospitalière, hier, aujourd’hui et demain. Technologies, chercheurs et patients »

Notre association APHO participera à cet événement.

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BIENVENUE à nos nouveaux adhérents: Les Docteurs Alain VILLENEUVE et André ROUSSEAU, Nathalie CAILLOT, Yvette GONZALEZ, Serge COURBOULEIX, Marie-Jeanne PINSARD, Didier COURTOIS, Martine COURBOULEIX.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE: Notre prochaine assemblée générale est fixée au jeudi 27 janvier à 10h / Salle Jacques Guillemeau / Centre hospitalier régional d’Orléans.

En Bibliothèque

Richard BOUSIGES auteur de l’Hôpital vu par les écrivains. (c) Vincent Pasquier . CHRO.

L’Hôpital vu par les écrivains, un livre ou Richard Bousiges a rassemblé des citations d’œuvres nous permettant de comprendre ce que vit le patient à l’hôpital. Du XIXe siècle avec Zola dans L’assommoir, Daudet Les Morticoles, Hugo Les Misérables, Balzac La Comédie humaine, jusqu’à nos jours avec D. Bromberger Un aller-retour, Claude Pinault Le syndrôme du bocal

Né à Madagascar en 1951, Richard Bousiges a exercé les fonctions de directeur d’hôpital au CHU de Poitiers, directeur général adjoint au centre hospitalier régional d’Orléans et enfin directeur du C.H. de Blois. Adhérent de la 1ère heure à l’APHO il est à l’initiative de la création du Comité du patrimoine au CHR d’Orléans qui a notamment diligenté Françoise Jouanneaux chercheure, pour réaliser l’inventaire général des collections à l’heure ou le CHR vivait une accélération de son histoire multiséculaire. Ce livre est à la disposition des adhérents (Bibliothèque APHO) ou disponible à la vente au prix de 10€. Nous contacter à aapho45@gmail.com

RETOUR EN IMAGES SUR DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE RÉUSSIES: Trois conférences et deux expos.

Coorganisées par l’Association des amis du patrimoine hospitalier et le CHR d’Orléans, les JEP 2021 ont tenu toutes leurs promesses. Nous remercions le comité d’organisation de l’APHO, les services impliqués du CHR, nos partenaires habituels, et la société France Biographie pour la captation vidéo. A noter la présence de Clémence DESSE MEZIERES, directrice déléguée du pôle personnes âgées, qui représentait M. Olivier BOYER,, le Général Jean-Marc MESSE délégué ACAPSA pour le Loiret, Jean-Pierre GUSCHING, directeur général honoraire, Frédéric MAITRE, Président honoraire de la CME…Le discours inaugural a été prononcé par Me Danièle DESCLERC-DULAC, Présidente de l’APHO. Sachez que les deux principales conférences ont été enregistrées par Marc ARNAUD, biographe et réalisateur. Vous pourrez par la suite vous procurer les communications sur clé USB ou autre support.Merci également à nos photographes: Michel POISSON et Vincent PASQUIER.

Clémence DESSE MEZIERES a remercié les personnes présentes et félicité les organisateurs de cette journée pour leur investissement tout au long de l’année pour la sauvegarde et la valorisation des collections du patrimoine hospitalier. (Objets civils et domestiques, cultuels et médicaux) . (c) Michel Poisson

L’édition des Journées Européennes du Patrimoine 2021 avait pour thème : Patrimoine pour tous.

Trois conférences étaient au programme de ce samedi 18 septembre.

« Un Orléanais nommé Paul Gauguin ». par Christian JAMET, historien de l’art et écrivain.

Christian JAMET, historien de l’art et écrivain, lors de son exposé dans la salle Jacques GUILLEMEAU. (c) Michel Poisson

On associe fort justement Paul Gauguin à la Bretagne et à la Polynésie mais on oublie souvent qu’il est issu, du côté paternel, d’une vieille famille orléanaise et qu’il a lui-même séjourné durant sa jeunesse, près de neuf ans dans la cité johannique et ses alentours. Cette conférence invite à suivre ses pas entre le petit séminaire diocésain de La Chapelle-Saint-Mesmin et le lycée orléanais de la rue Jeanne-d ’Arc, en passant par Saint-Pryvé où le jeune Paul allait jouer avec le fils de Louis Pasteur ou bien encore, à Orléans, l’actuel quai de Prague où se trouvait sa maison, héritage de son grand-père Guillaume Gauguin, qui fut épicier dans le quartier Saint-Marceau.

En introduction de cette communication, un bref historique de la Résidence Paul Gauguin a été présenté par Philippe MINSTER, secrétaire général de l’APHO. Cette résidence fut tout à tour petit séminaire diocésain, sanatorium, hôpital militaire, hôpital américain, maison de retraite et enfin Ephad dénommé Résidence Paul Gauguin, rattachée au centre hospitalier régional d’Orléans.

Philippe MINSTER présenta l’historique de la Résidence Paul GAUGUIN dont l’emprise initiale était de 12ha. Le petit séminaire (en haut à gauche) fut construit par Monseigneur Jean-Jacques FAYET. Le site fût transformé en hôpital militaire durant la guerre 14/18. Le sanatorium ouvrit en 1927. En 1957, les américains installèrent le plus grand hôpital US en France: The US ARMY HOSPITAL. Le CHR prit possession des lieux en 1970 afin d’y implanter une maison de retraite.La Résidence Paul GAUGUIN ferma ses portes le 13 février 2018 mais la vie de ce site devrait reprendre car un promoteur qui s’est positionné, devrait installer en ce lieu une résidence pour seniors.

Gilles Heccan, ancien officier de la base aérienne de Bricy, était présent dans la salle et prépare un ouvrage sur la présence des troupes américaines, une histoire un peu oubliée qu’il souhaite retracer à travers des témoignages. Gilles Heccan s’est donné jusqu’à la fin de l’année pour récolter témoignages et documents. Vous pouvez le contacter au 07 68 40 17 37 ou par mail à l’adresse gilles.heccan@laposte.net. Notre association s’associe à ses recherches, étant déjà en contact avec le Professeur Pierre LABRUDE en étudiant ce même sujet. Nous vous rendrons compte de cette étude dans notre rubrique: Les infos de l’APHO.

Docteur Silvain ROUSSEAU, ancien interne de l’Hôtel-Dieu en 1924-Médecin de l’hôpital en Juin 1940. par le Dr André ROUSSEAU, chirurgien.

Dr Silvain ROUSSEAU, interne des hôpitaux d’Orléans / Le 2ème médecin debout à la gauche de l’interne portant un képi. (c) Colection particulière André ROUSSEAU.
Le Docteur André ROUSSEAU lors de son exposé a détaillé les actes héroïques des Drs GUELFUCY, DEROUET mais surtout de son père Silvain ROUSSEAU. A l’issue de cette communication, c’est toute la salle qui s’est levée rendant hommage à ce grand homme Silvain ROUSSEAU, homme de l’ombre comme l’a titré dans son article de la République du Centre, Marie GUIBAL journaliste. (c) Michel Poisson.
Très bel article paru dans la République du Centre du 14 septembre 2021 – signé Marie GUIBAL, journaliste.

Le Dr Silvain ROUSSEAU, a terminé ses études de médecine à l’Hôtel-Dieu-Dieu d’Orléans en 1924. Il se distingua notamment lors des bombardements de juin 1940 car il soigna avec le Dr GUELFUCY des dizaines et des dizaines de blessés, jour et nuit, alors que tous les personnels avaient fui l’hôpital.

Le Dr Silvain ROUSSEAU, après avoir été Interne à l’hôpital en 1924, s’est établi à Châteauneuf sur Loire. Cependant il demeurait médecin lieutenant affecté à l’Hôtel-Dieu d’Orléans, qui était un hôpital mixte (civil et militaire). Ce qui ne transparait pas dans les articles et archives de l’époque, c’est que la ville d’Orléans avait été totalement abandonné par les autorités municipales, préfectorales, religieuses…Tout le monde avait fui, sauf quelques personnes dont le sens du devoir était resté plus important que celui de la fuite et du sauve qui peut…Le 16 juin 1940, le pont royal est bombardé, des torpilles hurlantes tombent sur la rue des Turcies et le pont Joffre est dynamité par le génie civil français, pensant que cela allait freiner l’avancée allemande…La débâcle continue…Les employés de l’hôpital quittent la ville. Seuls restent les religieuses, les internes et quelques soignants…Les Docteurs GUELFUCY et ROUSSEAU, rejoignent rapidement l’Hôtel-Dieu d’Orléans, car il n’y a plus de médecins et les ambulances amènent de nombreux blessés sans discontinuer…l’abbé Hubert MENARD, aumônier de l’hôpital, dans son journal de bord, précise que suite à l’explosion du pont Joffre, toutes les vitres des salles de soins sont brisées, une bombe est tombée sur la buanderie de l’hôpital et des centaines de passants et soldats ont été projetés dans le fleuve. Les deux médecins précités opèrent sans cesse 24h sur 24, pendant 8 jours, dans les caves de l’Hôtel-Dieu, à la bougie ou groupe électrogène quant celui-ci fonctionnait et il n’y avait plus d’eau, ni d’électricité…

81 ans ont passé mais Danièle DESCLERC-DULAC, Présidente et le conseil d’administration de l’APHO, avait tenu à inviter le Dr André ROUSSEAU (Chirurgien encore en exercice), fils de Silvain ROUSSEAU, qui a narré ses faits héroïques passés souvent sous silence, car ces actes ont été pratiqués alors que les principaux responsables, qui auraient du être à leur poste, avaient fui…Il est bien logique, qu’après guerre, un voile de silence pudique se soit étendu sur ses épisodes…

Une rue de Châteauneuf sur Loire porte le nom du Dr Silvain ROUSSEAU qui avait également fait la guerre en 14/18.(photo ci-dessous). Il fut décoré de la Croix de guerre avec citation à l’ordre de l’armée et fait Chevalier de la Légion d’honneur.Il fut nommé Médecin Capitaine en 1946. Silvain ROUSSEAU a consacré toute sa vie à la médecine, au service de l’hôpital et surtout au service des habitants de Châteauneuf sur Loire ou il s’installa après guerre.

Le Docteur Silvain ROUSSEAU, soldat de 2ème classe au 111ème régiment d’artillerie lourde le 17 avril 1918. (c) Collection particulière André Rousseau.

> En conclusion de ce cycle de conférences des JEP 2021, le Dr Denis DAUPHIN, Viviane PRIN (Conférencière), et René AUFRAY (Reprographe) ont évoqué l’histoire de la cloche de l’Hôtel-Dieu d’Orléans, sa restauration par l’APHO et sa valorisation.

EXPOSITIONS: Deux expos étaient présentées au public

La première EXPO comportait des objets issus des collections du CHR comme la cloche de l’Hôtel-Dieu qui dominait la cour d’honneur, cloche restaurée l’an dernier. Également dans cette expo, de multiples instruments médicaux et chirurgicaux utilisés autrefois dans les blocs opératoires Besnard et Froberville.

Instrumentation issue du bloc opératoire de la salle BESNARD. Elle portait le nom de Jean-François Besnard (1789-1859) ancien adjoint au maire d’Orléans, qui permit l’édification du nouvel Hôtel-Dieu, rue Porte Madeleine, ouvert en décembre 1844 et qui comportait 500 lits. (c) septembre 2021-Philippe Minster.

La deuxième EXPO a mis en valeur les œuvres du Dr François CAPLAN, rhumatologue et aquarelliste à ses heures, reconnu par ses pairs. Ces aquarelles mettent en évidences les établissement du CHR comme l’ancienne Résidence Paul GAUGUIN et le nouvel hôpital.

Aquarelle d’après une vue aérienne de la Résidence Paul GAUGUIN. On distingue très bien la verrière installée au dessus de l’ancienne cour d’honneur et le cloître au début des années 90; également l’église de style gothique édifiée grâce à une souscription auprès des anciens séminaristes et inaugurée en 1899. (c) Francois Caplan septembre 2021

Une minute de silence a été observée lors du démarrage des journées européennes du patrimoine en mémoire de Patrick LE PORT, administrateur et membre très actif de l’APHO, décédé brutalement lundi 30 septembre d’une crise cardiaque sur une plage du littoral varois. Pensées pour sa femme Elise, sa fille Oriane et toute sa famille.

Patrick LE PORT lors des fêtes de fin d’année 2017 à la Résidence Paul GAUGUIN. (c) Vincent Pasquier-CHRO.

MERCI à tous pour cette merveilleuse journée qui restera à jamais gravée dans nos mémoires. Nous vous donnons rendez-vous pour les JEP 2022.

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Résumé de la communication de Viviane PRIN du jeudi 4 juin sur l’Ambulance n°7 et son épopée durant la guerre de 1870, au couvent des Ursulines à Beaugency.

L’AMBULANCE N°7 au couvent des Ursulines de BEAUGENCY du 8 décembre 1870 au 28 janvier 1871

Le 4 juin 2021, Sœur Marie-Odilia (Archiviste) et Viviane PRIN ont présenté une conférence dans le couvent des Ursulines, au n° 13 rue Porte de Tavers, là même où l’Ambulance n°7 a soigné les blessés des batailles environnantes, français, bien évidemment, mais aussi prussiens.

Les conférencières se sont attachées à présenter d’abord cette Ambulance, c’est-à-dire cet hôpital mobile (oh combien) chargé de donner les premiers soins au plus prés des lieux des combats puis ses pérégrinations.

Partie de Paris en août 1870, l’Ambulance n°7, surnommée « l’Ambulance des séminaristes », car elle comprenait des infirmiers religieux, est montée jusqu’à Metz et Sedan. Après la défaite, il est demandé au chirurgien en chef, Armand Desprès, en charge de l’Ambulance n°7, de la dissoudre. Ce qu’il refuse. A pied jusqu’à Genève puis en train, l’Ambulance arrive via Bourges à Orléans.

Après de nombreux déplacements dictés par les lieux des combats, l’Ambulance arrive à Beaugency où elle est hébergée au Couvent des Ursulines, sœurs enseignantes et non hospitalières.

Le docteur Desprès, d’une part, coordonne l’activité médicale répartie dans différents lieux, publics (le théâtre..) et privés. Des blessés sont hébergés chez des Balgentiens.  D’autre part, Armand Despres procède à de nombreuses opérations dans les caves du Couvent, à l’abri des bombes que s’échangent au-dessus des têtes des soignants et des blessés, les belligérants, prussiens au sud de la Loire et troupes françaises, au nord, sur le flanc de la Beauce.

Les blessés dans la cave du couvent des sœurs Ursulines à Beaugency (c) APHO

Les conférencières illustrent leurs propos par de nombreuses anecdotes, issues du livre de bord tenue par les religieuses durant cette guerre. Sœur Marie-Odilia relate : ˝Alors que les prussiens ont envahi Beaugency et veulent connaître les noms des blessés, le docteur Desprès refuse de le faire par différents stratagèmes, un blessé prussien se cache même afin de rester au Couvent des Ursulines plutôt que d’être soigné par une Ambulance prussienne. Tout le couvent est à disposition. Il nous a fallu trouver du linge pour panser les blessés deux fois par jour et faire de la charpie an abondance. Les nombreux blessés sont transportés au couvent par 2 ,3, 4 voitures…Ils présentent le plus souvent des plaies par balle. On peut se faire une idée du tableau quand ils arrivaient dans nos cours. La tâche est rude et laborieuse. Plusieurs sœurs furent malades. Des Balgenciens fournissent des tenues civiles aux blessés convalescents afin qu’ils puissent plus facilement s’évader de nuit.ʺ

Sœur Marie-Odilia relate les faits de l’époque, issus du livre de bord tenu par les religieuses durant cette guerre. (c) APHO

Les difficultés d’approvisionnement, en nourriture, en linge, en moyen de chauffage – l’hiver est très rude, la température est largement négative jusqu’à -11°, la Loire charrie des glaçons – sont soulignées par les conférencières qui note la générosité et la débrouillardise des Balgentiens, pourtant eux-mêmes soumis aux pénuries de biens de première nécessité, et les démarches insistantes du docteur Desprès pour obtenir toujours plus d’équipements et de moyens.

A l’issue de cette conférence, très appréciée unanimement, une visite du sous-sol est effectuée, là où précisément l’Ambulance a exercé son activité de soins. Après le « grand cellier » et les caves, les couloirs voûtés sont découverts : lieux des opérations chirurgicales – car plus clairs au dire du docteur Desprès lui-même – alors que l’on peut constater que la lumière naturelle y parvient … avec discrétion et parcimonie !

Enfin les conférencières, rapportent de nombreux témoignages du dévouement sans borne des personnels de l’Ambulance, depuis le chef jusqu’au cocher et des sœurs qui d’enseignantes ont su devenir en peu de temps, hospitalières.

Merci à Bernard BAURRIER, auteur de cette synthèse sur la conférence du 4 juin 2021.

Les conférencières répondent aux questions de l’assistance. (c) APHO

Vu la jauge réduite imposée par les règles sanitaires du moment, une autre conférence est programmée sur cette Ambulance n°7. Date: le 17 novembre 2021 à 17h. Lieu: Couvent des Ursulines / 13 rue Porte Tavers. / Contact: aapho45@gmail.com.

Conseil d’administration

Le conseil d’administration de l’APHO a eu lieu le mardi 22 juin dans la salle polyvalente du CHR d’Orléans. Il a permis de programmer les actions à venir, notamment la publication d’une étude du Dr Denis Dauphin sur Jacques Guillemeau, médecin et embaumeur de 4 rois. Elle sera mise en ligne en juillet . Approbation du CA pour rééditer le journal de l’Abbé Ménard qui décrit jour après jour, les faits qui se sont déroulés sur Orléans et dans l’hôpital, lors de la 2ème guerre mondiale.

Parmi les décisions prises: Changement de dénomination pour le dépôt muséal qui devient le conservatoire du patrimoine. Dans ce conservatoire sont entreposés l’ensemble des collections du CHR d’Orléans.

22 Juin 2021: Le conseil d’administration de l’APHO. (c) CHRO

(c) APHO / Juin 2021