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La date qui perpétue l’histoire

Noël 1927 aux Hospices d’Orléans

Une charmante fête enfantine

Article paru dans le Républicain orléanais et du Centre, le 10 janvier 1927.

Il y a 15 jours et comme tous les ans, un arbre de Noel avait été dressé dans l’une des salles de l’hôpital Payen, pour les petits enfants malades. Dimanche, c’était le tour des enfants abandonnés, infirmes et incurables de l’hôpital général. Une fête a été organisée particulièrement pour eux. Des saynètes et des chants, gentiment exécutés par les enfants, mirent en joie tous les assistants qui ne ménagèrent pas les applaudissements aux jeunes acteurs. Puis un magnifique arbre de Noël, tout étincelant de lumière et pliant sous le poids des jouets et des friandises de toutes sortes dont il était garni, fit l’objet d’une distribution abondante à chacun des enfants assistés.

Monsieur le Député-Maire Théophile CHOLLET remercia les nombreux donateurs qui, suivant une ancienne et très louable tradition, n’oublient jamais les enfants des hospices à pareille époque de l’année.

D’autre part, il adressa ses remerciements à M. le Docteur Marre, le distingué chef de service, qui depuis longtemps, soigne avec tant de dévouement les enfants de l’hôpital et Madame Marre pour ses bienveillantes attentions envers ces pauvres petits déshérités.

Pierre, Théophile CHOLLET  1876 – 1929

Étaient présents à cette fête :

M. Théophile Chollet, député maire ; Bredif, vice-président de la commission administrative ; le docteur Georges Petit, Blanchon, Branger, administrateurs ;  Cornu, directeur des hospices ; Pivet, receveur ; Morlon, économe ; Reboul, chef du bureau des entrées ; Mmes Marre, Mercier-Greffier etc…

Notes sur les enfants assistés par Louis Gaillard

L’Etat met en place le service des enfants assistés en 1811. Ainsi, l’Etat est alors tuteur de l’enfant. Les enfants trouvés, abandonnés ou orphelins sont admis dans les locaux de l’hôpital général, sous la responsabilité des sœurs de la Providence.

Les enfants assistés étaient pupilles de l’Etat : ils étaient divisés en deux grandes catégories.

  1. Les enfants à la mamelle et les tout jeunes.
  2. Les grandets (filles et garçons).

Les grandets, enfants de 6 à 13 ans étaient logés aux hospices ; les garçons dans la Pension Roux portant alors le nom de l’enfant Jésus.

Les tout jeunes étaient placés à la Crèche

Les filles étaient installées dans le bâtiment Est de la cour des femmes

Ci-dessus, en façade, le bâtiment Est donnant sur la cour des femmes.

A cette époque de Noël 1927, il y avait près de 70 enfants à la Crèche, auquel il faut ajouter environ 40 garçons et filles de 6 à 13 ans, soit un total de 130 enfants à l‘hôpital général.

Source :

Le Républicain orléanais et du Centre en date du 10 janvier 1927.

Notes de l’abbé Louis Gaillard

Crédit photos :

Archives hospitalières du CHR/archives de l’Assemblée Nationale/Collection particulière.

© APHO / Novembre 2020